Beerschot - Antwerp: comme Dosunmu, ils ont choisi le chemin de la trahison

L'Antwerp ne sait pas voir le Beerschot et le Beerschot ne peut pas non plus piffrer son voisin. Une rivalité historique et qui a encore de belles années de chamailleries devant elle.
Au vingt et unième siècle, cinq joueurs du Beerschot sont passés du Kiel au Bosuil.
DESTINATION INTERDITE
En 2011, alors qu'il n'avait que seize ans, Oumar Diouck avait quitté le Beerschot pour rejoindre le matricule 1. Un choix de carrière qui, à l'époque, n'avait du tout été du goût des fans. Classé parmi les meilleurs jeunes du centre de formation, son départ avait fait beaucoup de bruit mais pas de quoi déstabiliser l'attaquant désormais âgé de 30 ans. Avec le Great Old, celui-ci avait fait cinquante apparitions. Quatre petits buts au compteur, bien loin des chiffres espérés par les dirigeants et supporters du plus ancien club du Royaume. Depuis 2022, le natif de Pikine porte les couleurs de Njardvik, pensionnaire de l'antichambre de l'élite du football islandais.
PARTICULIER
Conor Laerenbergh a, lui, été formé à l'Antwerp mais avait, en 2011, quitté le club pour tenter l'aventure au Beerschot. Après deux ans chez les Rats (ndlr: surnom donné aux joueurs du Beerschot), l'ailier gauche était néanmoins retourné dans l'autre club de la ville d'Anvers. A 32 ans, le natif de Wilrijk a principalement évolué dans les séries nationales sans vraiment jamais avoir eu la chance de retrouver un club professionnel.
COUP DE POIGNARD
Le transfert de Tosin Dosunmu doit certainement encore en faire cauchemarder plus d'un. L'un des plus appréciés des supporters locaux avait réussi à tout gâcher, en 2011, en rejoignant l'ennemi héréditaire du club pour lequel il venait de planter trente-six buts en cent trente-six rencontres toutes compétitions confondues. C'est d'ailleurs au Bosuil que celui-ci avait réalisé sa toute dernière danse avant de ranger les crampons. Pour l'Antwerp, le Nigérian avait trouvé le chemin des filets à cinq reprises en vingt-deux matchs. Comme pour Oumar Diouck, le Great Old attendait plus que certainement un meilleur rendement de la part des deux anciens du Beerschot.
DE QUOI FAIRE GRINCER DES DENTS
Tosin Dosunmu était apprécié, c'est un fait certain, mais peut-être pas autant qu'un certain ... Wim De Decker. En 2013, c'est à la surprise générale que le défenseur central avait pris congé du Beerschot pour aller renforcer le secteur défensif de l'Antwerp. Deux cents rencontres pour le compte des Violets et soixante pour le Great Old. En tant que coach, c'était d'ailleurs lui qui avait permis au RAFC de retrouver l'élite du football belge. Pas certain qu'il soit toujours, malgré tout, le bienvenu au Kiel.
MADE IN BEERSCHOT
Formé au Beerschot, Funso Ojo, en 2013, avait pris la décision de tenter l'aventure à l'Antwerp. Un choix qui ne s'était toutefois pas avéré être le bon étant donné qu'il n'avait joué que huit rencontres pour le Great Old. L'ancien du PSV Eindhoven joue désormais à Port Vale, club engagé en troisième division anglaise.
Vivement pouvoir revivre ce derby ô combien historique mais aussi mythique qu'électrique.
